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<title>JMP Antibes</title>
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 Journées Mondiales de Prière à Antibes - Juan-les-Pins</description>
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	<title>Journée Mondiale de Prière - rencontre 2007 Antibes-Juan-les-Pins / France</title>
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JMP 2008 La Sagesse de Dieu renouvelle notre compréhension
Job 28:20-28 Luc 18:1-15
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<IMG src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/j/jmpantibes/guyana.jpg">
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JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE – vendredi 7 mars 2008GUYANA – "Le pays aux mille rivières"
"De nouveau l'Amérique du Sud ?" s'étonnent les habitués de la JMP en apprenant d'où vient la liturgie pour 2008. Le Guyana se trouve bien en Amérique du Sud, mais il est considéré comme un pays des Caraïbes. Il est situé sur la côte septentrionale entre le Venezuela à l'ouest, le Brésil au sud, le Surinam (ancienne Guyane hollandaise) à l'est et l'Océan Atlantique au nord. Le Guyana, - république indépendante depuis février 1970 - est l'ancienne Guyane britannique, c'est pourquoi la langue nationale est l'anglais. C'est un petit pays comprenant environ 760'000 habitants.
Des femmes de 11 Eglises et communautés différentes ont écrit la liturgie de 2008 qui a pour thème "La sagesse de Dieu apporte une compréhension nouvelle". Ces femmes partagent leurs expériences avec leurs sœurs du monde entier et puisent à la source de la sagesse de leurs mères et grand-mères. Les femmes du comité JMP du Guyana soulignent qu'elles sont les héritières de leurs ancêtres qui ont pris part aux révoltes des esclaves, qui ont combattu le pouvoir colonial et qui ont lutté pour les droits des femmes. 
Malgré une nature paradisiaque, tout n'est pas rose au Guyana. Les trésors naturels extraordinaires, particulièrement la forêt pluviale (85% de la surface du pays), avec ses plantes, animaux et papillons exceptionnels sont la grande richesse du Guyana mais ils sont également mis en péril par la déforestation et les extractions inconsidérées des richesses du sol (bauxite, or, diamants). Ces richesses génèrent toujours à nouveau des conflits de frontières avec le Surinam et le Venezuela. Une chance de prendre conscience et de garder la particularité de la forêt tropicale humide se trouve dans l'écotourisme. Des chutes d'eau spectaculaires comme celles de Kaieteur et de hautes montagnes (Roraima qui culmine à près de 3000 m) dans l'ouest attirent des voyageurs et des chercheurs. La capitale Georgetown se situe dans le delta du Demerara (env. 34'000 habitants). La région côtière est partiellement située au-dessous du niveau de la mer. De l'aménagement des terres côtières en polders au 17ème siècle, il en est résulté une plaine alluvionnaire des plus fertiles qui longe la côte atlantique. Les zones ainsi créées, agricoles et urbaines, sont protégées par un système de digues et de drainage. 
Pour les construire et pour travailler dans les plantations de canne à sucre, des Africains furent amenés et réduits à l'esclavage. Leurs descendants (31%) constituent actuellement, avec les descendants venus de l'Inde (50%), la majorité de la population. Seuls 9,2% sont d'origine amérindienne. Les chrétiens représentent env. 50% de la population, les hindous env. 33% et les musulmans env. 7,2%. Les fêtes religieuses des diverses religions sont célébrées ensemble par toute la population. 
La "sagesse de Dieu", dans ses multiples aspects, est au cœur de la liturgie. Le texte biblique principal, mis en scène sous forme de conversation circonstanciée, est la louange de la sagesse tirée du Livre de Job (chap. 28). En complément se trouve le récit de Jésus chez Marthe et Marie. Trouver une compréhension nouvelle de la sagesse est la tâche de chaque jour avec tous ses problèmes et ses défis. Savoir que nous sommes relié(e)s tout autour de la terre nous renforce.
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<IMG style="WIDTH: 519px; HEIGHT: 283px" height=290 src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/j/jmpantibes/guyana2.jpg" width=570>
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Prédication de Anne GEORGES,Église évangélique "Galaxie" - Antibes :
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Deux femmes, deux soeurs, deux caractères ...
Comme ils étaient en route, Jésus entra dans un village, ( il s'agit de Bethanie, à quelques km de Jérusalem, sur le versant Est du Mont des Oliviers), et une femme du nom de Marthe le reçut dans sa maison. Marthe est celle qui prend l'initiative, c'est sans doute l'aînée, c'est celle qui organise les choses. Elle reçoit Jésus et ses apôtres, cela fait une petite troupe. Il y a fort à faire, même si comme on peut l'imaginer, elle a de l'aide en cuisine. C'est le principe de l'hospitalité, comme on ne le connait plus en Occident, où l'on se met en quatre pour ses invités. Et donc rien d'étonnant à ce que Marthe s'affaire à un service compliqué, à un multiple service, dans une versionplus littérale.
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Ce qui est étonnant, c'est que sa soeur Marie ne la rejoigne pas dans ce service. Que fait Marie?&nbsp;Tandis que Marthe est debout, courant d'une tâche à l'autre, Marie est assise aux pieds du Seigneur; tandis que Marthe est agitée par de multiples tâches, Marie est centrée sur les paroles de Jésus; tandis que Marthe s'énerve parce qu'elle est submergée par les tâches, Marie se repose en Jésus. Quoi de plus légitime que la requête de Marthe: cela ne te fait rien que ma soeur m'ait laissé seule à faire le service? Dis-lui donc de m'aider? Elles ne seront surement pas trop de deux pour tout le travail à faire et l' interruption des paroles de Jésus que Marthe provoque doit permettre à Marie de le réaliser, avec le soutien de Jésus pour ce service. Que dira-t-il : “Marie, Marie, il y a plus de joie à donner qu'à recevoir ou bien, - si ta soeur te demande un service, fais en deux pour elle! ?
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Et là le Seigneur nous surprend complètement. Non seulement , il ne va pas donner pas raison à Marthe, mais en plus il va soutenir Marie. Mais que se serait-il passé si Marthe, elle aussi, s'était assise aux pieds de Jésus? (peut-être les apôtres auraient-ils alors interrompu Jésus en demandant à quelle heure on allait manger ?) Non, en recevant Jésus, Marthe s'engageait dans un service , et Jésus en entrant dans la maison le sait, alors que veut-il lui dire?
Regardons de plus près le texte:&nbsp; Marthe interpelle Jésus; Jésus lui répond en prononçant&nbsp; son nom deux fois. Il est pleinement conscient de la tempête qui se passe sous le crâne de Marthe. Et j'imagine qu'il dit son nom de sa voix la plus douce, et qu'il répète son nom comme pour la faire sortir de ce cercle émotif où elle s'est emprisonnée elle-même. Marthe, Marthe. Tu te soucies et tu t'agites pour beaucoup,...Tu te soucies: en grec, c'est la même racine du mot que dans la parabole du Semeur, où ce sont les soucis, aussi bien que les richesses et les plaisirs du monde qui étouffent la semence de vie, la Parole de Dieu. Le souci que Marthe se fait pour le service étouffent la Parole de Jésus en elle. Tu t'agites.&nbsp; Jésus parlait en araméen..En hébreu, La racine RaCHa’ qui&nbsp; signifie “être agité, inquiet, agité par ses passions signifie aussi&nbsp; être méchant, injuste.”. La tradition hébraïque nous enseigne donc que d'une façon très insidieuse, l'agitation nous entraîne dans un chemin de perdition&nbsp;L'agitation n'est jamais bonne, elle ne nous permet pas de discerner la voix de Dieu. C'est au contraire dans&nbsp; le calme et la confiance qu'est votre force . (cf Esaïe 30:15) et c'est la condition pour un service efficace. Où trouver ce calme et cette confiance, c'est justement dans la Parole de Dieu. Savoir accueillir l'Invité par excellence, Jésus, Lui qui nous dit: “ je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je dînerai avec lui et lui avec moi.” (Apocalypse 3: 20). C'est à cete communion intime que nous invite Jésus avant tout. Nous centrer&nbsp; sur l'Essentiel, sur l'Unique,. “Je demande au Seigneur une chose ” dira le psalmiste, “que je désire ardemment, c'est d'habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer sa beauté...” (Psaume 27:4) Une seule chose est nécessaire, dit Jésus à Marthe.
&nbsp;Voilà pourquoi Jésus ne va pas répondre à Marthe comme elle s'y attendait. Jésus opère ici un renversement de nos valeurs: Qu'est-ce qui est essentiel? Car on peut passer notre vie à être dans le service , à pourvoir aux besoins de ceux qui nous entourent, et passer à côté de la dimension essentielle: la communion avec Jésus-Christ, être uni à Lui. Car tout dépend de cela “Celui qui demeure en moi, comme moi en Lui porte beaucoup de fruit. Hors de moi,en effet, vous ne pouvez rien faire.(Jean 15:5). Et effectivement le service va suivre, ces oeuvres bonnes que Dieu a préparées d'avance, pour que nous les pratiquions. (Eph 2:10)&nbsp; Mais la chose essentielle, c'est de se recentrer Jésus, connaître la volonté du Père pour nous. .Ecouter Sa Parole pour rentrer dans la dimension de la famille spirituelle: Quiconque fait la volonté de Dieu, voilà mon frère, ma mère, ma soeur.(Marc 3:35)
Marthe s'est laissée absorbée par les multiples soins du service en oubliant&nbsp; son but initial: servir Jésus qui apportait dans sa maison la Parole de Dieu, la parole de Vie, la Parole du Salut. Combien ce texte me parle, et combien il est facile de se laisser distraire du but premier, et de se retrouver vidée par beaucoup d'efforts, admirables certes, mais que Le Seigneur ne nous a jamais demandés. Voilà le pourquoi de la devise de la Journée Mondiale de la Prière: “S'informer pour Prier – Prier pour Agir” Et là on retrouve le principe de la sagesse, le commencement de la sagesse.
“Le commencement de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur”. Cette expression ''crainte de l'Eternel'' ou ''crainte du Seigneur'' est souvent mal interprétée par des oreilles contemporaines. On y projette un Dieu vengeur qui inspire la peur, une caricature de Dieu tristement&nbsp; et .largement répandue autour de nous. Ceci vient du fait que l'on a perdu nos racines juives. Dans la crainte du Seigneur, il y a surtout le mot&nbsp; Seigneur (Eternel) qui traduit le tétragramme YHWH, nom que Dieu a révélé à Moïse au buisson ardent ( Exode 3:14-15) En révélant son nom, Dieu ajoute: “C'est là mon nom pour toujours, c'est mon nom dont on fera mémoire de génération en génération ”. Il nous faut relire ce oassage de l'Exode pour être pénétré de la sainteté de Dieu communiquée à Moïse. Le tétragramme divin est devenu par respect imprononçable. Dans un texte, le lecteur le remplace traditionnellement par “Adonaï”, mon Seigneur. Dans la conversation, on emploie le plus souvent le mot: Hashem , le nom.En ce qui concerne le mot crainte, il ne communique absolument pas en hébreu la notion de peur, mais plutôt de contemplation. De ce fait, la crainte du Seigneur traduit une attitude de profond respect envers Dieu, une juste attitude de qui Il est, et de qui nous sommes face à Lui. C'est cette attitude qui permet d'entrer en relation avec Lui. Pour nous en persuader,il faut nous rappeler que Jésus lui-même, était rempli de cette crainte du Seigneur, selon la prophétie d'Isaïe 11:2 concernant le Messie: L'Esprit de l'Eternel reposera sur lui: esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel. Et son plaisir sera dans la crainte de l'Eternel . (Esaïe 11: 2-3a, version Darby). Alors pour comprendre&nbsp; véritablement&nbsp; ce qu'est la crainte de l'Eternel, il faut relire les Evangiles et entendre ce que Jésus nous dit de Dieu, et comment il s'adresse à Lui.
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“Marie a choisi la bonne part qui ne lui sera pas retirée” En choisissant de faire un service compliqué, multiple, en choisissant de ne pas aller&nbsp; à l'essentiel,&nbsp; Marthe se privait d'entendre la Parole de vie qui entrait dans sa maison, et sa décision touchait aussi sa soeur. Nous avons la possibilité chaque jour de choisir la bonne part, non pas pour rester en contemplation le reste de la journée, mais pour commencer notre journée en écoutant la voix de Celui qui nous a choisis, et qui nous a donné mission d'aller, de porter du fruit, et du fruit qui soit durable (Jean 15:16). 
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Marie était aussi une femme d'action. Elle l'a prouvé six jours avant la Pâque où Jésus fut arrêté et&nbsp; crucifié. Jésus était revenu à Bethanie chez Marthe, Marie et &nbsp;leur frère Lazare que Jésus avait ressuscité. Et là, on donna un dîner pour lui. Il est précisé que Marthe servait. Cette sobriété sur le service de Marthe en dit long sur son cheminement. Elle n'accapare plus l'attention pour le service. Elle sert Jésus. Et Marie aussi, à sa manière, en répandant du parfum sur les pieds de Jésus qu'elle essuie de ses cheveux. C'est un geste prophétique que personne ne comprendra autour d'elle,&nbsp; sauf Jésus. Chacune dans ce passage de Jean 12 a choisi la bonne part. Cette bonne part est différente pour chacune, car&nbsp; la relation à Jésus est toujours personnelle.
Dieu nous a unis à Jésus-Christ et il a fait du Christ notre sagesse: c'est le Christ qui nous rend justes devant Dieu, qui nous permet de vivre pour Dieu et qui nous délivre du péché. (1Co 1:30 -français courant).
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Pour conclure, j'aimerais vous laisser une application visuelle sur la place de Dieu dans notre vie, car une démonstration vaut souvent mieux qu'un long discours, et je vais donc vous faire le coup de l'oignon et des grains de riz pour illustrer la place de Dieu dans le déroulement d'une journée. ....
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Que le Seigneur nous permette d' être remplis de la connaissance de Sa volonté, en toute sagesse et intelligence que donne Son Esprit (Col 1:9)Prions aussi pour que nous ne nous conformions&nbsp; pas aux habitudes de ce monde, mais que nous soyons transformés par&nbsp; le renouvellement&nbsp; de notre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait. (Romains 12:2)
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	<link>http://jmpantibes.zeblog.com/303084-journee-mondiale-de-priere-rencontre-2007-antibes-juan-les-pins-france/</link>
	<author>JMP Antibes</author>
	<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 11:03:00 +0100</pubDate> 
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	<title>Journée Mondiale de Prière - rencontre 2007 Antibes-Juan-les-Pins / France</title>
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Vendredi 2 mars 2007
Des femmes du Paraguay ont écrit la liturgie avec pour thème
Unis sous la tente de Dieu
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<IMG src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/j/jmpantibes/jmp_paraguay.JPG">
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26 femmes de 10 Eglises ou dénominations différentes ont rédigé le matériel pour la JMP 2007. Au début de la liturgie, les femmes nous présentent leur pays. Un pays d'intérieur au coeur de l'Amérique du Sud, un pays de collines et de plaines, avec de nombreux fleuves et chutes d'eau, avec une variété de plantes et d'animaux. Nous apprenons également beaucoup sur la vie des femmes.
Le titre "Unis sous la tente de Dieu" reflète ce qui est important pour les rédactrices : quiétude et unité sous la protection de Dieu. Par rapport à ce thème, elles ont choisi deux textes bibliques : l'histoire d'Abraham et de Sara tirée de Genèse 18, 1-15 et un extrait de la lettre aux Ephésiens, chapitre 4, 1-16 (une étude biblique détaillée à propos de ce texte se trouve dans le cahier de préparation "JMP-Info 2007").
Grâce à la collecte, nous financerons au Paraguay différents projets de formation pour des femmes, un centre de formation pour des jeunes ainsi qu'un centre de santé dans la forêt vierge.
L'image de couverture de la liturgie a été créée par une artiste paraguayenne Maria Victoria Servin. Elle représente un ñanduti, un artisanat traditionnel du Paraguay.
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Chaque année, le premier vendredi du mois de mars, la Journée mondiale de prière (JMP)
est célébrée, et ceci dans plus de 170 pays. La JMP est un mouvement de femmes
chrétiennes laïques engagées à l'étendre sur toute la terre. Elle est le plus grand et le plus
ancien mouvement oecuménique de prière. Les textes de prière (la liturgie) sont rédigés
chaque année par des femmes d'un pays différent, ce qui est une de ses particularités. Des
femmes de diverses provenances et de différentes Eglises du Paraguay ont écrit la liturgie
de 2007 sous le titre "Unis sous la tente de Dieu".
PARAGUAY - au coeur de l'Amérique du Sud
Le Paraguay, un pays de l'intérieur, est situé au coeur de l'Amérique du Sud entre le Brésil,
l'Argentine et la Bolivie avec une superficie presque dix fois supérieure à celle de la Suisse.
Sa population est de 5,6 millions d'habitants dont 95% sont des métis. Une particularité
culturelle du pays : avec l'espagnol, le guarani (langue ancestrale des Indiens) est l'une des
deux langues nationales. Au Paraguay règne un climat subtropical. Le Río Paraguay partage
le pays en deux régions très différentes : la région orientale (Oriente) et la région occidentale
(Chaco). Le 90 % de la population vit dans la région orientale bien arrosée et fertile et bien
que la végétation naturelle se fasse de plus en plus rare la faune se constitue encore de
beaucoup d'espèces. Par contre, le Chaco occidental, vaste plaine au sol maigre, une sorte
de steppe très sèche, est pratiquement inhabitée. Malgré l'exploitation abusive de la forêt, il
abrite encore quelques 600 espèces d'oiseaux.
Le Paraguay connut la plus longue dictature de l'Amérique du Sud. Le général Alfredo
Stroessner prit le pouvoir lors d'un coup d'état en 1954 et régna pendant 35 ans sur le pays.
Il mourut en août 2006, en exil au Brésil, ayant pu jusqu'à la fin échapper à la justice.
Depuis le renversement de Stroessner en 1989, le Paraguay est une démocratie mais une
situation politique instable règne sur le pays qui souffre d'une grande dette extérieure et
surtout de corruption. La pauvreté parmi la population augmente avec pour conséquence
l'exode rural, l'émigration et le travail des enfants.
Une fois de plus, la Journée mondiale de prière offre la possibilité de se rapprocher d'un
pays d'une façon différente en "s'informant pour prier", première partie de la devise de la
JMP. Mais la démarche ne s'arrête pas là. La Journée mondiale de prière de Suisse soutient,
grâce à sa collecte, des projets au Paraguay et dans d'autres pays et met ainsi en pratique la
seconde partie de sa devise "prier pour agir".
Les chrétiennes et chrétiens du Paraguay s'efforcent de vivre "unis sous la tente de Dieu" et
de croire en la puissance de Dieu qui guérit et stimule. Avec le symbole du ñanduti
paraguayen - une fine dentelle artisanale faîte de différents motifs assemblés pour former un
tout - les femmes du Paraguay nous encouragent à croire en la force de Dieu qui nous relie
les uns aux autres. Elles nous invitent à prier tout autour du monde, unis sous la tente de
Dieu.
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&nbsp;<IMG src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/j/jmpantibes/jmp_paraguay_drapeau.JPG">
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Prédication de Anne GEORGES,Église évangélique "Galaxie" - Antibes :
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JMP 2007 PARAGUAY: Unies sous la Tente de DieuGenèse 18:1-15 , Ephésiens 4: 1-16
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"Il y a un seul corps et un seul esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance. Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême; un seul Dieu et Père de tous, qui règne sur tous, qui agit par tous, et demeure en tous.”
Cette magnifique confession de foi – et l'ensemble du passage de la lettre aux Ephésiens choisi par les femmes du Paraguay – nous ramène au coeur même de l'esprit de la Journée Mondiale de la Prière: l'unité du corps du Christ, l'Eglise, autour de sa tête, le Christ, pour son édification dans l'amour.
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Pour cette édification, Dieu a répandu, par son esprit qui vit en nous, diversité de dons et chacun de nous en a&nbsp; reçu , je relis le verset 7 : à chacun de nous cependant la grâce a été donnée, d'où cette parole, et là pour appuyer son argumentation, l'apotre Paul va citer le verset 19 du Psaume 68: “ Monté dans les hauteurs, il a capturé des prisonniers, il a fait des dons aux hommes”. Texte qu'une tradition de lecture juive&nbsp; (Tg) appliquait à la montée de Moïse au Sinaï pour recevoir la loi puis la donner au peuple. Et l'apôtre continue: Il est monté! Qu'est-ce-à dire, sinon qu'il est aussi descendu jusqu'en bas sur la terre? “Ici, la nouveauté est grande: notre rabbin Paul commente ce texte en disant que celui qui est monté, c'est le même que celui qui est descendu &nbsp;(sur la terre et jusqu'à la croix), c'est une autre manière de confesser le credo fondamental: le ressuscité, c'est aussi le crucifié”. Et Paul continue de développer ,&nbsp; v10: celui qui est descendu, c'est aussi celui qui est monté plus haut que tous les cieux, afin de remplir l'univers. Le Christ a répandu son Esprit à la 1ère Pentecôte qui a suivi son ascension. Jusqu'alors on célébrait à la Pentecôte la fête du don de la loi. Et le rabbin Paul continue ici, non pas par l'évocation de la venue de l'esprit, mais par l'énumération des différents ministres “donnés” à l'Eglise pour réaliser son édification.
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Et les dons qu'il a faits, ce sont des apôtres, des prophètes, des évangélistes, des pasteurs, et des chargés de l'enseignement, afin de mettre les saints ( il s'agit de ceux qui appartiennent à Jésus-Christ et de nous aujourd'hui) en état d'accomplir le ministère pour bâtir le corps du Christ, jusqu' à ce que nous parvenions tous ensemble à l'unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'adultes, à la taille du Christ dans sa plénitude. On remarquera ici que foi et connaissance du Fils de Dieu sont vraiment liés dans le verset. Et l'une ne va pas sans l'autre. La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la Parole de Dieu (Ro10:17), Jésus, La Parole. Pour que notre foi grandisse , que notre connaissance du Fils de Dieu grandisse,&nbsp; pour que Christ prenne toute sa dimension en nous, il est v i t a l que nous prenions du temps pour mieux connaitre la Parole. Il existe surement des partages bibliques dans nos paroisses, des études bibliques dans nos églises, des cours Alpha ou autour de nous des Rendez-Vous avec la Bible, où nous pouvons nous joindre. 
Et on touche au but maintenant: v14 et suivants: Ainsi, nous ne serons plus des enfants, ballottés, menés à la dérive à tout vent de doctrine, joués par les hommes et leur astuce à fourvoyer dans l'erreur. Mais confessant la vérité dans l'amour, nous grandirons à tous égards vers celui qui est la tête, Christ. Et c'est de lui que le corps tout entier, coordonné et bien uni grâce à toutes les articulations qui le desservent, selon une activité répartie à la mesure de chacun, réalise sa propre croissance pour se construire lui-même dans l'amour.
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&nbsp;“Dans ce passage, il y a toute une réflexion&nbsp; sur la foi et l'unité. La vision de la croissance du corps du Christ repose d'aplomb sur la confession de son unité. Paul met en lumière le lien très fort qui existe entre l'unité de Christ et l'unité de l'Eglise. Le ministère des “saints” est justement d'édifier le corps de Christ (4:12) afin que le corps tout entier réalise sa propre croissance pour s'édifier lui-même dans l'amour (4:16). Et cette vision de l'Eglise, corps de Christ , correspond à une claire répartition des responsabilités de chacun, “selon une activité à la mesure de chacun”. Un éclairage nouveau est donné au corps du Christ. Les affirmations sur le Christ comme tête du corps, sur la mission de l'Eglise, sur l'attribution des ministres, eux, les ligaments de soutien du corps, soulignent la souveraineté de Christ sur son peuple dans l'espace et le temps. Réciproquement, il y a une responsabilité de l'Eglise qui a l'univers comme horizon. C'est ce qui est annoncé en ouverture de la lettre aux Ephésiens: “réunir l'univers entier sous un seul chef, le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. (1:10).” (cf notes de Florence Blondon, pasteur ERF Montpellier, données pour la préparation de la JMP)
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Même si ce n'est qu'une fois par an, participer à la Journee Mondiale de la Prière qui se réunit sur les cinq continents aux quatre coins du globe, à la même date chaque année, le premier vendredi de mars, est une occasion magnifique d'édification du corps de Christ !
&nbsp;
Un seul Seigneur, une seule foi... Dans la Bible, l'homme de foi par excellence, c'est Abraham, le père des croyants. Lorsque sur l'appel du Seigneur, Abram quitte son pays, il est déjà un homme dans la maturité de l'âge, mariée à une très belle femme, Saraï, mais elle est stérile. Dès le début et tout au long du périple qui va l'amener en terre de Canaan, une promesse&nbsp; tient Abram: celle de sa descendance. La vie d'Abram est marquée par ses rencontres avec Le Seigneur, ses promesses dans lesquelles il met sa foi;&nbsp; mais au fil des années et de la longue attente de l'accomplissement de la promesse, celle d'une descendance innombrable, la foi d' Abraham vacille puisqu'Abram n'a pas de descendance. Il tentera avec ses moyens humains de remédier à cette situation et&nbsp; Ismaël naîtra. Mais ce n'est pas lui le fils de la promesse.
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&nbsp;Après cette naissance, la&nbsp; promesse est renouvelée et scellée par l'alliance de la circoncision, c'est justement dans le chapitre qui précède notre passage. Et là, Abram&nbsp; reçoit un nouveau nom : Abraham (père d'une multitude), et sa femme aussi : Saraï (ma princesse) devient Sara (princesse), comme pour mieux souligner l'universalité de la postérité d'Abraham. Et Dieu annonce à Abraham que Sara lui donnera un fils dont le nom sera Isaac, ce qui veut dire: “Il a ri”; c'est&nbsp; l'humour de Dieu pour répondre au rire d'incrédulité d'Abraham. Il faut dire que l'annonce d'un enfant à un couple agé de 99 et 90 ans a de quoi faire sourire. 
Et dans notre passage, c'est Sara qui va rire, et c'est à Sara en personne, pourtant bien cachée à l'abri de sa tente, que le Seigneur veut faire l'annonce, pour lui révéler qu'Il connait les pensées cachées des coeurs et pour ancrer la foi de Sara en Sa parole, et non plus par l'intermédiaire de son mari. C'est toujours une relation personnelle que Dieu veut établir avec chacun.
&nbsp;
Cette parole: “Y-a-il une chose trop prodigieuse pour le Seigneur” traverse toute la Bible en passant par le prophète Jéremie (32:27) pour arriver non plus à l'abord d'une tente, mais dans une maison de Nazareth, une ville discrete de Galilée,&nbsp; pour l'annonce d'un fils, le Messie d'Israël, à une vierge nommée Marie. L'ange Gabriel, en annonçant aussi à Marie que sa vieille cousine Elisabeth, qui était stérile, est enceinte de 6 mois lui rappelle cette promesse magnifique&nbsp; “car rien n'est impossible à Dieu “. ( Luc 1:37)
“L'histoire des naissances impossibles ne cesse de traverser la Bible, comme pour nous rappeler que toute naissance est un miracle.
&nbsp;
Et pour chacun de nous, qu'en est-il du fils de la promesse?Avons-nous désiré, avons-nous demandé, avons-nous reçu la Parole de vie en notre coeur? Il faut aussi un miracle pour cette nouvelle naissance, spirituelle, du fils de Dieu dans notre coeur. A l'être humain, c'est impossible, mais à Dieu tout est possible. Y-a-t-il rien d'étonnant de la part du Seigneur?
&nbsp;
Que nous puissions toujours garder en mémoire cette promesse pour :
&#9679;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; être fortifiés dans notre foi et être “pleinement convaincus que ce qu'Il a promis, Dieu a aussi la puissance de l'accomplir” (Ro 4:21),
&#9679;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; et puis, “espérer contre toute espérance” et recevoir de la part du Seigneur ce que Lui seul peut nous donner: une nouvelle vie en Jésus-Christ&nbsp; par Son Esprit, 
&#9679;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; et enfin nous mettre en marche à son service, avec la foi que Dieu renouvelle en nous et l'amour dont Il nous remplit.
&nbsp;
Je concluerai par l'exhortation de l'apôtre Paul, lue tout à l'heure:
&nbsp;“accordez votre vie à l'appel que vous avez reçu; accordons notre vie à l'appel que nous avons reçu:
&nbsp;quel&nbsp; est notre appel ? 
Si nous ne connaissons pas notre appel, demandons-le au Seigneur dans la prière, et continuons à le lui demander jusqu'à ce qu'il nous réponde.La prière est un combat. Même si on ne voit pas d'aboutissement, il faut persévérer et continuer, comme Abraham à attendre la réalisation de la promesse.&nbsp;&nbsp; Il n'y a pas de temps mort avec le Seigneur, il se sert de cette saison de l'hiver pour travailler en nous, faire nos racines qui produiront au “temps du renouveau” feuilles, fleurs et fruit..
en toute humilité et douceur, avec patience, supportons-vous les uns les autres dans l'amour; appliquons-vous à garder l'unité de l'esprit par le lien de la paix.” (4:1b-2) A nous c'est impossible, mais à Celui qui habite en nous par Son Esprit, tout est possible!
&nbsp;
&nbsp;
Anne GeorgesPrédication de la JMP (Journée Mondiale de prière)Antibes, vendredi 02 mars 2007-03-05
&nbsp;
&nbsp;]]></description>
	<link>http://jmpantibes.zeblog.com/161133-journee-mondiale-de-priere-rencontre-2007-antibes-juan-les-pins-france/</link>
	<author>JMP Antibes</author>
	<pubDate>Mon, 05 Mar 2007 07:49:00 +0100</pubDate> 
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	<title>Journée Mondiale de Prière - rencontre 2006 Antibes-Juan-les-Pins / France</title>
	<description><![CDATA[&nbsp;
&nbsp;"Signes des temps" 
&nbsp; <IMG src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/j/jmpantibes/affiche_jmp_2006.JPG">Journée mondiale œcuménique de prièreavec les femmes d'Afrique du Sud,la "nation arc-en-ciel"
&nbsp;<IMG src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/j/jmpantibes/afrique_du_sud.JPG">

&nbsp;
Prédication de Martine-Blanche Yéble Oga-PoupinParoisse – Église réformée de France
Lecture :&nbsp;Matthieu 26, 1-13
1 Or, quand Jésus eut achevé toutes ces instructions, il dit à ses disciples: "Vous le savez, dans deux jours, c’est la Pâque:2 le Fils de l’homme va être livré pour être crucifié."3 Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se réunirent dans le palais du Grand Prêtre, qui s’appelait Caïphe.4 Ils tombèrent d’accord pour arrêter Jésus par ruse et le tuer.5 Toutefois ils disaient: "Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple."6 Comme Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,7 une femme s’approcha de lui, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum de grand prix; elle le versa sur la tête de Jésus pendant qu’il était à table.8 Voyant cela, les disciples s’indignèrent: "A quoi bon, disaient-ils, cette perte?9 On aurait pu le vendre très cher et donner la somme à des pauvres."10 S’en apercevant, Jésus leur dit: "Pourquoi tracasser cette femme? C’est une bonne oeuvre qu’elle vient d’accomplir envers moi.11 Des pauvres, en effet, vous en avez toujours avec vous; mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.12 En répandant ce parfum sur mon corps, elle a préparé mon ensevelissement.13 En vérité, je vous le déclare: partout où sera proclamé cet Evangile dans le monde entier, on racontera aussi, en souvenir d’elle, ce qu’elle a fait."

<IMG src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/j/jmpantibes/jmp_03.03.06.JPG">

Prédication :Les célébrations des JMP (Journée Mondiale de Prière) se succèdent au fil des ans et se ressemblent dans la continuité des textes soumis à notre méditation. L’année passée, le texte de méditation portait sur le passage de 2 Rois chapitre 5. Texte où Naaman, chef d’état major de l’armée Syrienne (si l’on peut ainsi l’appeler), Naaman, celui-là même qui a conçu le plan de guerre et conduit l’armée syrienne à la victoire face à un affrontement armé avec Israël, Naaman en question a été frappé par la lèpre. Et pour guérir de sa lèpre, il lui a fallu se rendre auprès d’Elisée, prophète d’Israël. En d’autres termes, c’est d’Israël, l’adversaire de la Syrie, le vaincu de la Syrie, que Naaman devait obtenir la guérison. Un texte qui nous enseigne le pardon infini. En effet, comment après avoir subi une défaite humiliante de la part de l’armée Syrienne, Israël pouvait accepter de cœur joie, d’octroyer la guérison à Naaman ; celui-là même qui, à la tête de l’armée syrienne, a conduit les opérations qui ont provoqué la défaite de l’armée d’Israël ? Le pardon infini. C’est ce que le prophète Elisée a accompli par la guérison de Naaman. Du coup, nos consciences sont interpellées. Nous qui ne pardonnons jamais les offenses de nos voisins, de nos parents proches. Parfois même de nos conjoints et qui faisons payer aux autres le moindre mal qu’ils nous ont fait. Nous qui passons notre temps à ruminer vengeance pour les moindres offenses subies. Le prophète Elisée et par delà Israël, nous donne un exemple de pardon infini devant le pire ennemi.Et le texte de 2 Rois que nous avons médité au cours de la JMP l’année passé ne s’arrête pas seulement au niveau du pardon infini. Il va plus loin. En effet, Face au prophète Elisée qui lui demande d’aller se baigner sept fois dans le fleuve Jourdain pour retrouver une peau saine et pure, Naaman opposera une résistance farouche en évoquant les fleuves de Damas que sont l’Abana et le Parpar. Il interroge : Les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? L’attitude de Naaman rappelle bien de nos attitudes et comportements envers les lois établies et envers l’évolution de nos sociétés. Face au progrès rapide et vertigineux de nos sociétés, devant les bouleversements sociaux dignes des sociétés en mutations, et face au dépaysement qui est nôtre, ne nous arrive-t-il pas de nous rebeller devant les nouveaux ordres qui nous bousculent dans nos certitudes séculaires et nos habitudes anciennes ? Combien de fois répétons-nous « de mon temps, on faisait ceci, on faisait cela, dans mon village, dans mon pays c’était plus beau et plus supportable...etc. »Certes, mon frère, ma sœur, de ton temps, dans ton village, dans ton pays, tout était brillant. Mais maintenant, un nouveau monde se met en place. Une nouvelle dynamique de vie t’est offerte et tu es invité à t’y inscrire résolument à la manière de Naaman qui malgré tout, finira par accepter de se baigner sept fois dans le Jourdain. Et c'est à ce prix, que sa peau est devenue saine et pure. Ce commandement s’adresse aussi à toi ma sœur, à toi mon frère : va, baigne-toi dans le Jourdain sept fois. Et ta peau deviendra pure et saine. En d’autres termes, renonces à tes habitudes, répands-toi, crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé. C’était le message de la JMP de l’année passée.Nous venons maintenant au texte de la JMP d’aujourd’hui. Ce texte de Matthieu 26,1-13 qui lui aussi, s’inscrit toujours dans la continuité des textes de la JMP. Ce passage de Mathieu 26, 1 à 13 est appelé « l’onction de Béthanie ».Dans ce texte, alors que Jésus évoque le complot dont il va être victime, survient une femme, dont on ne mentionne pas le nom. Cette femme, d’après le texte, vient avec du parfum de grand prix et le verse sur la tête de Jésus. La scène se passe à Béthanie, le village de Lazare ressuscité trois jours après sa mort. Mais aussi, Béthanie, c’est le village de Marthe et Marie, les sœurs de Lazare. Le mot Béthanie en Hébreu, signifie lui-même « la maison du pauvre ». Si ce village porte bien son nom, c’est-à-dire que si il est effectivement la maison du pauvre, et donc un village où vivent des hommes et des femmes pauvres, entièrement démunis, on peut bien comprendre pourquoi les disciples se sont offusqués de ce qu’un parfum aussi cher ne soit pas vendu, avec les fonds de vente redistribués à ces pauvres. Mais là, ce n’est qu’une parenthèse. Nos préoccupations sur ce texte s’articulent autour de deux questions.Première question : pourquoi ne connaît-on pas le nom de la femme qui a versé ce parfum si cher sur la tête de Jésus ?Deuxième question : pourquoi les disciples se sont-ils offusqués devant l’attitude de cette femme apparemment généreuse ?Essayons de répondre à la première question. L’oubli volontaire ou involontaire du nom de la femme qui a oint le Seigneur Jésus. Chose étrange. Comment peut-on ignorer le nom de l’auteur d’un récit d’une si grande importance ; récit dont Jésus lui-même a prévu qu’il serait fait mention partout où l’évangile serait annoncé ? Chose étrange, chose curieuse. Une Théologienne tente de nous apporter une réponse. De nationalité Allemande, cette Théologienne, du nom d’Elisabeth SCHÜSSLER Fiorenza affirme, et je cite : « Dans le récit de la Passion de l’évangile de Marc, trois disciples se distinguent avec netteté : d’une part, deux des douze –, Judas qui trahit Jésus et Pierre qui le renie -, d’autre part, la femme dont le nom nous est inconnu, qui parfume Jésus lors de ce qu’il est convenu d’appeler « l’onction de Béthanie ». Mais, tandis que l’histoire de Judas et celle de Pierre sont gravées dans la mémoire des chrétiens, l’histoire de cette femme est pratiquement oubliée. Bien que, chez Marc, Jésus affirme : « En vérité je vous le déclare, partout où sera proclamé l’Evangile dans le monde entier, on racontera aussi, en souvenir d’elle, ce qu’elle a fait. Le geste prophétique de cette femme ne fait pas partie de ce que la plupart des chrétiens ont retenu de l’Evangile. Et même le nom de cette femme a été perdu pour nous. Partout où l’Evangile est proclamé et l’eucharistie célébrée, une autre histoire nous est dite, celle de l’apôtre qui a trahi Jésus. On se rappelle le nom du traître, mais on a oublié le nom de cette disciple fidèle parce que c’est une femme. » fin de citation.Mais mon frère, ma sœur, toi qui m’écoute aujourd’hui, pourquoi un tel oubli ? La réponse est simple. C’est parce que l’histoire de Jésus s’est déroulée dans un monde juif dominé par le patriarcat. Par la suite, cette histoire a été écrite et rédigée d’une manière à la rendre plus attrayante à un public gréco-romain lui aussi de mentalité patriarcale.Le texte nous dit qu’une femme inonde Jésus d’un parfum de grand prix. Cet incident provoque immédiatement des objections du côté des disciples. Quant à Jésus, non seulement, il désapprouve les disciples, mais encore, il justifie le geste de la femme. Nous en venons à notre deuxième question : mais, pourquoi les disciples ont mal perçu l’acte de la femme envers Jésus ; Est-ce vraiment par souci pour les pauvres comme ils l’ont laissé entendre ?La réponse est non. Et Jésus connaît bien leurs pensées et voilà pourquoi il les désapprouve. De même, par la réaction des disciples, on est sûr que cette femme au nom inconnu n’a pas fait que verser l’huile sur les pieds de Jésus. Bien plus, elle a oint d’huile Jésus, en lui versant l’huile, non sur les pieds, mais sur la tête. C’est cela qui irrite les disciples. En effet, verser de l’huile sur la tête d’une personne dans la tradition juive est un acte significatif, voire un acte symbolique. Car, dans la tradition juive, il arrive que l’on verse du parfum sur les pieds de quelqu’un pour lui manifester un sentiment noble. Par exemple, le lavement des pieds comme le versement du parfum au pied d’une personne sont des gestes ordinaires et très courants dans la société juive. Gestes qui montrent l’amitié, la solidarité, la fraternité, la sympathie entre des amis, des parents ...etc. Par contre, le versement d’huile sur la tête d’une personne reste lui, un acte privilégié, réservé au strict usage des prophètes. Car c’est à travers l’onction d’huile sur la tête que les rois étaient désignés et les prophètes reconnus. Et dans l’ancien Testament, le prophète marquait de l’onction de la tête le roi d’Israël. Voilà pourquoi les disciples de Jésus étaient vexés et irrités de l’acte posé par la femme. Car, à travers son acte, la femme au nom inconnu a été la première personne à reconnaître et à attester officiellement la messianité de Jésus. Un homme, Pierre, fils de Zébédé, ancien pêcheur, a confessé la messianité de Jésus sans trop y croire. La femme, elle, non seulement l’a reconnue mais encore, elle l’a attestée par le sceau de l’onction !Du coup, selon Elisabeth Schüssler Fiorenza et je cite : « Etant donné que dans l’Ancien Testament le prophète marquait de l’onction la tête du roi d’Israël, l’onction faite sur la tête de Jésus a dû être immédiatement comprise comme la reconnaissance prophétique de Jésus, l’Oint, le Messie, le Christ. Selon la tradition, c’était une femme qui devait nommer Jésus par un geste prophétique. C’était une histoire politiquement dangereuse. » fin de citation.Devant une telle situation, il fallait brouiller les pistes, notamment par l’omission volontaire du nom de cette femme pour éviter qu’elle ne rentre dans l’histoire. Mais aussi, il fallait la rabrouer, la réprimer, la persécuter même à cause de sa prétention à vouloir réorienter le sens de l’histoire, en se substituant volontairement au prophète pour oindre Jésus de la tête. Car, de par sa prétention de vouloir se substituer au prophète, elle qui n’est qu’une femme c’est-à-dire, maillon faible de le société d’alors, elle bousculait la tradition. Ce qui est inacceptable pour les tenants rigoureux de cette tradition. Voilà pourquoi les disciples s’en sont pris à elle. Pourquoi n’a-t-on pas vendu un parfum aussi cher pour redistribuer les fonds aux pauvres ? Se sont-ils exclamés devant leur refus de voir leurs habitudes bousculées. Comme Naaman dans le livre des Rois : l’Abana et le Parpar à Damas ne valent-ils pas mieux que tous les fleuves d’Israël ?

Et pour ce qui nous concerne, vous et moi aujourd’hui : pourquoi faisons-nous ceci ou cela de nos jours alors que du temps de nos pères c’était ainsi ? Pourquoi mon voisin, ma voisine devrait-il avoir ceci ou cela et non moi ? Et pourquoi celui-là ou celle-là dont mes aïeuls ont colonisé puis évangélisé les ascendants devrait-il aujourd’hui m’enseigner moi la parole de Dieu ou même les valeurs républicaines ? Pourquoi un nègre ou un Arabe devrait-il se retrouver parmi les instances les plus hautes de la cité voire de la république ? Comment les descendants d’anciens esclaves devraient-ils exercer des fonctions administratives dans nos bureaux ; eux qui devraient faire du ménage à perpétuité ? Pourquoi les immigrés devraient-ils occuper les fonctions dévolues aux Français de souche ? Et pourquoi viennent-ils épouser nos filles et nos fils ; eux qui sont des sous-hommes ? D’ailleurs, que viennent-ils chercher chez nous alors qu’ils n’ont pas la même culture que nous ? Allons, chassons-les de chez nous ; ou alors, qu’ils restent chez nous, mais en clandestinité. Surtout, ne jamais les régulariser. De peur qu’ils n’occupent les emplois de nos enfants. D’ailleurs, ne leur louons pas nos appartements. Chez eux, ils ne dorment que dans les arbres.

De l’autre côté des anciens colonisés, ce n’est guère brillant. Ecoutons-les : pourquoi ceux et celles, c’est-à-dire les Blancs, dont les ascendants ont asservi nos ancêtres par le commerce triangulaire devraient-ils continuer à vivre dans nos pays et continuer de nous piller à la manière de nos ancêtres ? Que font-ils encore dans nos pays alors que nous avons acquis l’indépendance depuis des décennies et qu’on a plus besoin d’eux ? Pourquoi ne les poursuivons-nous pas devant les tribunaux compétents pour tout le mal que leurs ancêtres ont fait aux nôtres afin qu’ils nous dédommagent ? Ne nous ont-ils pas assez volé nos matières premières ? Comment se fait-il que nous qui sommes assis sur des gisements miniers, nous sommes dans la misère alors que ceux qui n’ont que la neige pour matière première se la coulent douce ? D’ailleurs, d’où vient tout ce fer qui a servi à bâtir la Tour Eiffel alors que la France n’a pas un seul fer dans son sous-sol ? Et pourquoi devraient-ils posséder des terres dans nos pays alors qu’ils sont des étrangers chez nous ? Allons, empêchons-les de continuer à nous piller. Exproprions-les de toutes les terres qu’ils nous ont volées. Qu’ils rentrent tous chez eux. Avec leurs mœurs dissolues, leurs perversions sexuelles.Les faux prophètes renchérissent : puisque les missionnaires et les colonialistes ont débarqué dans le même bateau, renions l’évangile de Jésus qu’ils nous ont apporté et retournons à nos religions traditionnelles comme le Vaudou par exemple. Ou, devenons simplement athées pour devenir d’authentiques citoyens de nos pays.Et çà, ce n’est que le tableau des relations entre l’Europe et l’Afrique. Que dire des relations entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud ? Entre la Russie et les peuples du Caucase ? La Chine et le Tibet ? L’Amérique et les terroristes Islamistes ? En Afrique du Sud même, thème de notre journée Mondiale de Prière aujourd’hui, c’était le cas jusqu’à une époque récente. Elle est longue. Trop longue même. La liste de nos plaintes et de nos frustrations face au monde qui évolue. Et l’Afrique du Sud est là, pour nous montrer par son exemple passé, comment ces frustrations peuvent occasionner parfois des situations incontrôlables, dramatiques et tragiques.Naaman refuse de faire de l’ombre aux fleuves de Damas que sont l’Abana et le Parpar pour faire la publicité au fleuve du Jourdain. Quant aux disciples de Jésus, ils refusent d’être à l’ombre en tant qu’hommes, pour honorer une simple femme en lui accordant les pouvoirs de prophétesse à travers l’onction de Jésus. Seulement voilà, ils savent s’y prendre pour voiler leurs réelles intentions. C’est ainsi qu’ils donnent l’impression de se soucier des pauvres alors qu’il est question d’eux-mêmes.Mon frère, ma sœur, réfléchissons nous-mêmes : combien de fois nous avons fait obstruction nous aussi au rayonnement de l’autre ? Combien de fois nous nous sommes mis en travers les bonnes actions, juste pour empêcher qu’elles ne profitent pas à ceux que nous ne portons pas dans nos cœurs ? Que n’avons-nous pas entendu ici et là lorsqu’il s’agissait d’aider le tiers-monde ? Toutes les raisons sont bonnes pour qu’on n’aide pas le plus nécessiteux. Par exemple, le fait qu’ils ne sont pas chrétiens comme nous, ou alors que nous ne croyions pas en la sincérité de leur foi en Jésus, ou même alors le fait que nous pensons qu’on a suffisamment fait pour eux et que maintenant, il faut penser à nos propres pauvres.Mon frère, ma sœur, devant nos folies, nos attitudes insensées et nos propensions retrogrades, voire nos comportements indignes d’enfants de Dieu, voici l’attitude de Dieu et c’est la bible qui nous la révèle : « Dieu du haut des cieux, regarde les fils de l’homme pour voir s’il y en a qui pratiquent le bien. Il n’y a aucun salut pour les hommes. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » Voilà pourquoi le Psalmiste prie en ces termes : « Seigneur, si tu comptes nos fautes, qui pourra subsister ? Ta justice est trop haute, qui pourra résister ? Mais, le pardon se trouve auprès de toi Seigneur. Pour que nos cœurs éprouvent, la crainte de leur rois. » Psaume 130.Pourquoi le Jourdain et non l’Abana et le Parpar ; demande Naaman. Et pourquoi ne vent-on pas ce parfum si cher pour aider les pauvres ; questionnent les disciples.Quant à nous aujourd’hui : c’est, pourquoi un ou une telle et ses enfants, et non pas moi et mes enfants ? Mais pourquoi devons-nous faire ceci plutôt que cela ?Mon frère, ma sœur, devant toutes ces questions que nous nous posons face aux changements de nos sociétés, changements de nos sociétés qui font souvent vivre ensemble ceux que l’histoire a séparés hier, Jésus a une seule réponse « aime ton prochain comme toi-même. »Et devant nos refus de voir changer les anciennes habitudes comme Naaman et les disciples de Jésus, voici ce que le Seigneur Jésus nous dit : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu et en moi. Il y a plusieurs demeures au ciel dans la maison de mon père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin » Jn 14. Mon frère, ma sœur, un monde nouveau se met en place pour toi et pour moi. C’est Dieu qui le met en place par son fils Jésus. Nous n’y pouvons rien. Car, Dieu ne tient pas compte de notre avis. Il ne dépend pas de ce que nous sommes mais bien de ce qu’il peut et veut faire de nous. Un nouveau monde se met en place. Pour toi et pour moi. Sachons en lire les signes. Hier, l’Afrique du Sud était un peuple morcelée, meurtrie et brisée. Aujourd’hui, elle est une nation unie, la Nation Arc en Ciel. Ne serait-elle pas la préfiguration du monde nouveau qui vient, et se qui se met en place ? Sachons lire les signes du temps. Car, ainsi parle le Seigneur Jésus : « Quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le blé est mûr et le temps de la moisson proche. » Paroles du Seigneur. Amen.

Martine-Blanche Yéble Oga-PoupinPrédication de la JMP (Journée Mondiale de prière)Antibes, vendredi 03 mars 2006


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	<author>JMP Antibes</author>
	<pubDate>Sun, 05 Mar 2006 12:58:00 +0100</pubDate> 
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